Qu'est-ce que la biodiversité ?
Le terme "biodiversité" recouvre à la fois la diversité des espèces vivantes, et, au sein de chaque espèce, la diversité génétique et la diversité des populations d'une même espèce. C'est cette dernière qui permet l'adaptation des êtres vivants aux changements physiques des milieux. "Biodiversité" évoque également la diversité des écosystèmes, c'est-à-dire des associations entre milieux physiques et espèces vivantes qui leurs sont adaptés, et des interactions complexes et fragiles entre eux.
Des services irremplaçables
Les écosystèmes fournissent des produits et des services irremplaçables et essentiels à la vie et à l’activité humaines :
- approvisionnement en aliments
- en principes actifs pour la pharmacopée
- en matériaux
- en idées pour l’innovation technologique
- régulation du climat, prévention des inondations
- maintien de la qualité de l’eau et de l’air, fertilité des sols, services culturels...
Selon certains auteurs, la valeur économique des biens et services fournis par la biodiversité dépasserait les 30.000 milliards de dollars par an, soit bien plus que le PIB mondial.
Mais au-delà de cette valeur économique, la biodiversité nous apporte aussi des valeurs d’ordre émotionnel, esthétique et même éthique : il s’agit d’un patrimoine qu’il convient de transmettre dans le meilleur état possible aux générations qui nous suivent.
Une crise sans précédent
Le monde scientifique est unanime pour constater qu’au niveau mondial, la biodiversité connaît une crise sans précédent au regard des connaissances scientifiques actuelles : les taux d’extinction des espèces vivantes sont 1000 fois plus élevés que ce que nous montrent les archives fossiles, à tel point que les scientifiques parlent d’une "sixième extinction massive des espèces", la cinquième étant survenue il y a 65 millions d’années, à la fin de l’ère des dinosaures.Au niveau du territoire de la Région wallonne, nous pouvons constater que des espèces encore courantes il y 2 ou 3 décennies sont à présent disparues, en voie de l’être, ou menacées : c’est par exemple le cas de 60 % des espèces de poissons et de reptiles, 50 % des espèces de papillons, 30 % des espèces d’amphibiens et 25 % des espèces d’oiseaux.
Des causes de dégradation bien connues
Les causes de cette érosion massive de la biodiversité sont bien documentées. En premier lieu, il faut mettre en cause la disparition, la fragmentation des habitats et leur banalisation, dues à l’urbanisation, à certaines pratiques agricoles et à certaine pratiques d’aménagement (suppression des haies naturelles, remblaiement des zones humides...). Vient ensuite la dégradation de la qualité des habitats subsistants par la pollution chimique et l’abandon de déchets.
Les espèces invasives constituent aussi une cause très déterminante dans les pertes de biodiversité : des espèces exotiques entrent en concurrence pour les ressources et l’occupation des milieux avec nos espèces indigènes et supplantent ces dernières. On recense une centaine d’espèces invasives en Belgique, tant animales (exemples : les coccinnelles asiatiques, l’écrevisse d’Amérique du Nord) que végétales (exemples : la renouée du Japon, le chêne rouge d’Amérique).
Enfin, les changements climatiques, en imposant des changements rapides aux milieux, prennent de vitesse la capacité d’adaptation des espèces, et favorisent aussi l’essor d’espèces invasives.
Agir est possible
Les entreprises peuvent, tant au niveau de leur implantation que de leur exploitation, agir concrètement pour promouvoir la biodiversité. En se conformant bien sûr aux règles applicables, mais aussi en adoptant des pratiques favorisant la biodiversité.>> consultez le site général d'information "biodiversité2010"





