A propos du président, Philippe Godfroid
Philippe Godfroid est le nouveau président de l'UCM depuis le 27 juin 2012. Il a exercé des responsabilités dans diverses organisations patronales ou de développement économique.
Son parcours
Né le 20 février 1948 dans la région du Centre, Philippe Godfroid a toujours vécu à cheval sur deux provinces : le Hainaut et le Brabant wallon.
Il a pris la direction de Creyf's Interim alors que l'entreprise était toute petite. Quelques années plus tard, à son entrée en bourse, elle pesait 80 millions d'euros et s'était implantée en France, en Espagne et au Portugal. Il a cédé l'entreprise en 1996.
Philippe Godfroid a créé et développé plusieurs PME de services avant de s'investir, en 1998, dans le sauvetage de l'entreprise Jema, de produits électriques. Il a repris l'activité, en faillite, avec dix personnes. Il l'a cédée en 2009, en bonne santé, avec 26 salariés. Il est administrateur indépendant de quatre sociétés à Genval, Waterloo et Bruxelles.
Il a exercé des responsabilités dans diverses organisations patronales ou de développement économique. Il a été administrateur de l'Union wallonne des entreprises, vice-président de la Chambre de commerce du Centre, président de l'UCM Hainaut et il est toujours... consul honoraire de Pologne en Wallonie.
Son programme pour la présidence
Pour le nouveau président, l'UCM doit poursuivre l'adaptation de ses structures à l'importance qu'elle a acquise. Les règles de fonctionnement entre les provinces – dont l'autonomie est réaffirmée – et la structure nationale doivent être mieux définies. De même, les liens entre les métiers de services et le mouvement de défense et de représentation doivent être renforcés en conservant l'état d'esprit qui est l'âme de l'UCM : aider les indépendants et les PME à chaque étape de leur vie. "Je ne considère pas que nous avons des clients, mais des affiliés", aime à dire le nouveau président.
Il n'y aura pas de rupture, non plus, dans l'action de l'UCM auprès du monde politique et dans les milieux socio-économiques.
Les axes prioritaires
L'UCM continuera à valoriser les entrepreneurs indépendants. Les "petits" sont devenus les plus gros employeurs. Ils sont le levier de la croissance. Ils ont droit à un cadre favorable, qui respecte le travail et la prise de risque. "Un chef de PME n'est pas un profiteur s'il réussit et un imbécile s'il échoue."
Cela passe par un statut social correct. Malgré de solides avancées, la protection des indépendants contre les aléas de la vie reste insuffisante et lacunaire. Une amélioration doit se faire sans augmenter la charge sur le travail (cotisations), mais prioritairement en rééquilibrant le financement alternatif de la Sécu, payé par tous et qui profite essentiellement aux salariés. Le calcul des cotisations sur l'année en cours et non plus antépénultième (2009 pour 2012) est important pour lutter contre la précarité. Il faut y passer au plus vite.
Le nouveau président insiste pour un traitement différencié des indépendants et des PME. Une petite entreprise n'est pas une grande en modèle réduit. Les réalités sont très différentes. Cela justifie des taux d'impôts et de cotisations sociales moins élevés, des règles plus souples pour la gestion du personnel, une application systématique du "Small Business Act" européen, qui veut que l'on pense d'abord aux "petits". La transformation des guichets d'entreprises en réels guichets uniques, dûment financés, est impérative.
Enfin, l'UCM plaidera pour des plans de développement en Wallonie et à Bruxelles, axés sur les PME. Elle sera attentive à un transfert harmonieux aux Régions des allocations familiales.
Travailler en réseau
Pour faire progresser ses idées, Philippe Godfroid veut renforcer les collaborations avec les autres fédérations patronales (FEB, UWE, Unizo....), mais aussi avec les organisations professionnelles et sectorielles, ainsi qu'avec les organismes impliqués dans la vie des PME (ASE, Awex, Forem, Actiris, IFAPME, Atrium...).
Il entend aussi renforcer la présence de l'UCM à Bruxelles, Région capitale qui ne doit pas être coupée de la Wallonie.
Les relations avec les affiliés doivent évoluer avec une multiplication des lieux d'échanges, d'événements et d'initiatives (sondages, baromètres...) qui permettent de mieux prendre le pouls de ceux pour qui l'UCM existe et travaille.





